Les quatre commandements du designer d’objets connectés

Cédric Mivielle, spécialiste de l’interface utilisateur, était l’un des mentors du premier Hackathon des objets connectés organisé par L’Usine Digitale. Ses conseils, en quatre points clés.

Quels sont les bons réflexes à adopter lorsque l’on imagine le design d’un objet connecté et des applications et services associés ? Eléments de réponse avec Cédric Mivielle, UX designer (spécialiste de la conception d’interfaces utilisateurs), passé par les Bell Labs d’Alcatel-Lucent et désormais consultant qui boucle en parallèle une thèse consacrée aux environnements et objets connectés hébergée par Télécom ParisTech.

1 – TRANSVERSALITÉ
Penser une identité globale pour les différentes couches de design liées à l’objet connecté : l’objet lui-même et ses interactions (avec smartphone, tablette, écran…). « Toutes ces couches doivent être pensées ensemble avec une identité cohérente », résume Cédric Mivielle. Quand l’objet a vocation à s’insérer dans la gamme d’une marque existante, s’inscrire également dans l’identité de cette marque.

2 – EMPATHIE
Se mettre à la place de l’utilisateur, tester le produit et son interface en se mettant dans sa peau. « Designez, créez des boutons, puis cliquez sur chacun d’eux, sachez précisément en combien d’actions votre client accède au service. Le nombre excessif d’étapes, les temps de chargement, les ruptures d’interfaces peuvent facilement perdre l’utilisateur; explique Cédric Mivielle. Il faut assurer la continuité du parcours utilisateur et surtout faire simple. L’utilisateur n’a pas beaucoup de temps à consacrer au produit et n’a pas forcément envie de comprendre des choses compliquées. »

3 – EQUILIBRE
L’expérience doit se construire dans un esprit gagnant / gagnant : « l’utilisateur est de plus en plus conscient qu’il donne des choses à la marque, notamment des données. Il doit recevoir des choses en retour », explique le designer. La balance doit être équilibrée, voire pencher en faveur du consommateur. Celui-ci doit être rétribué, pas forcément en euros sonnant et trébuchant mais en service et en plus-value.

4 – TRANSPARENCE
Fournir des feedbacks réguliers à l’utilisateur et établir un lien avec lui. « La proposition de valeur doit être claire et lisible pour l’utilisateur final », synthétise Cédric Mivielle. Ne pas tromper sur l’effort à fournir pour utiliser le produit ou le service, sous peine de provoquer la rupture.

Author : Sylvain ARNULF pour L’Usine Digitale

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