L’imprimante 3D fait son entrée chez un chef étoilé

L’impression 3D va-t-elle faire son entrée dans nos cuisines ? Paco Perez, plusieurs fois étoilé Michelin, estime qu’elle peut secouer les salles des grands restaurants.

Au restaurant Enoteca de l’hôtel Arts Barcelona, un drôle d’appareil électroménager a fait son entrée : une imprimante 3D ! Le chef, plusieurs fois étoilé pour ses restaurants par le guide Michelin, Paco Perez a décidé de l’utiliser pour créer un nouveau plat.

L’impression 3D va-t-elle faire son entrée dans nos cuisines ? Paco Perez, plusieurs fois étoilé Michelin, estime qu’elle peut secouer les salles des grands restaurants.

Au restaurant Enoteca de l’hôtel Arts Barcelona, un drôle d’appareil électroménager a fait son entrée : une imprimante 3D ! Le chef, plusieurs fois étoilé pour ses restaurants par le guide Michelin, Paco Perez a décidé de l’utiliser pour créer un nouveau plat.

Une feuille au design délicat

Le chef place une assiette dans l’appareil qui ressemble, à s’y méprendre, à un micro-ondes. Installe une purée de fruits de mer dans un récipient au-dessus et, quelques minutes plus tard, ressort le plat où trône désormais une sorte de feuille, au design délicat, presque prête à être dégustée. Paco Perez y ajoute sa touche : un peu de caviar, des oursins de mer, une sauce hollandaise et une petite émulsion de carotte. Et le tour est joué.

Un tel plat serait impossible à réaliser manuellement. C’est pour cette raison que Paco Perez ne voit aucun inconvénient à introduire ce nouvel outil dans ses cuisines. « C’est très intéressant que la technologie contribue à la gastronomie. La créativité est façonnée parce que la technologie peut faire », explique-t-il.

Des produits frais pilotés par ordinateur

L’imprimante 3D, appelée Foodini, fabriquée en Catalogne (Espagne), utilise des capsules qui permettent aux cuisiniers d’insérer des produits frais et préparés dans le système, tels que des purées, des pâtes à gâteaux ou du chocolat. Ces capsules en inox peuvent être lavées et réutilisées. Un écran tactile permet de programmer la machine. Mais, connectée à votre réseau wi-fi, l’imprimante peut aussi être pilotée par ordinateur, tablette ou smartphone.

L’automatisation 3D permet aussi de faire une belle présentation en une vitesse record. Et lorsqu’il y a une centaine de plats à servir, c’est utile.

1 000 dollars

Pour la cofondatrice de Natural Machine, Lynette Kucsma, une fois que les gens se seront habitués aux plats imprimés, fait avec des ingrédients frais, il n’y aura plus qu’un pas à franchir : celui des cuisines des particuliers… L’entreprise espagnole n’est d’ailleurs pas la seule sur le marché. Il faut, pour l’instant, compter environ 1 000 dollars (920 €) pour en avoir une. Une version chauffante est à l’étude pour percer chez les particuliers.

Source : http://www.ouest-france.fr/

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