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*** Et si on s’habillait avec des orties?

Le monde du textile travaille de plus en plus sur des tissus issus de biodéchets ou de plantes considérées comme des mauvaises herbes.

Pierre Schmitt n’est pas peu fier d’annoncer que son pantalon est en « 100% ortie ». Le patron de Velcorex-Matières Françaises, groupe alsacien de plusieurs entreprises de textile, profite du salon Première Vision (événement mondial du monde de la Mode qui a lieu en ce moment à Villepinte) pour mettre en avant son tissu. L’homme veut réhabiliter cette plante, considérée comme une mauvaise herbe. Avant l’arrivée du coton, qui a tout cannibalisé, l’ortie faisait partie, avec le chanvre et le lin, des plantes utilisées couramment pour faire du tissu (des traces de fibres d’ortie ont été retrouvées dans les bandelettes de momies en Egypte). Pierre Schmitt veut donc remettre à la mode ce tissu selon lui bien plus écologique que le coton : « Aujourd’hui pour faire un jean en coton, il faut entre 5 000 et 10 000 litres d’eau. Je pense que la plupart des gens ne s’en rendent pas compte. » Il ajoute : « Selon les spécialistes, entre 30 et 50% des pesticides sur la planète sont utilisés pour la culture du coton »

L’ortie n’a besoin ni d’eau ni de pesticide, Pierre Schmitt

Le tissu ne pique pas puisque ce sont les branches qui sont utilisées et non les feuilles. Mais avant de pouvoir passer à une production de masse, Pierre Schmitt doit remettre la filière en route : trouver des producteurs d’ortie mais surtout recréer les métiers de transformations de la plante en tissu. Ses premiers vêtements en ortie devraient être commercialisés dans le courant de l’année prochaine.

Début d’une prise de conscience chez les industriels

Au salon Première Vision, un espace est dédié au développement durable. Il est un peu caché au fond d’un hall mais il a le mérite d’exister. On peut notamment y voir une robe en pulpe d’agrumes de la marque de luxe Salvatore Ferragamo. Le tissu a été créé par Orange Fiber, une Société italienne qui transforme en fibre les restes des usines de jus d’orange et de citron. « Rien qu’en Italie il y a 700 000 tonnes d’agrumes qui partent à la poubelle » explique Marina Coutelan en charge de cet espace.

Source : France Inter

Vignette de l’article : Pierre Schmitt veut réhabiliter le tissu aux orties © Radio France / Hélène Chevallier

Pertinence et intérêt de l’article selon designer.s !

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