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*** La fin du travail, Biennale du design de Saint-Etienne

Dans le cadre de la Biennale internationale du design de Saint-Etienne 2017, l’exposition La fin du travail rend compte à la fois des transformations à l’œuvre dans nos conceptions du travail et des réactions individuelles face aux nouveaux modes d’organisation du travail.

Le parcours d’expositions organisé lors de la Biennale internationale du design de Saint-Etienne à la Cité du design, invite à réfléchir, selon le thème choisi pour cette dixième édition, sur l’évolution des modes de travail dans nos sociétés. L’exposition La fin du travail en est un exemple singulier.

La fin du travail : quelle réalité ?

Nos sociétés tertiaires connaissent depuis la fin des années 1970, des transformations de grande ampleur affectant profondément l’organisation du travail. Vivant désormais dans des sociétés qualifiées de post-industrielles, celle-ci a en effet évolué de manière frappante. La désindustrialisation de nos sociétés occidentales s’est accéléré laissant place à une époque où les activités du secteur tertiaire sont devenues dominantes.

Désormais, le travail est envisagé comme une activité fondée sur la connaissance à l’origine d’un nouveau type d’économie et de nouvelles manières de travailler. L’avènement des nouvelles technologies a très certainement décloisonné le monde du travail et son organisation même fondée sur le salariat.

Ainsi peut-on se demander : est-ce la fin du travail ?

Car ce dernier, sous la forme du salariat, tend à ne plus se rattacher à un lieu unique de travail et devient nomade, l’impératif de mobilité semblant être le nouveau mot d’ordre. Et par l’intermédiaire de la technologie, le travail s’introduit jusque dans nos sphères personnelles, l’espace domestique n’échappant pas à une telle tendance.
«La fin du travail» : une exposition

Dans ce contexte de transformation des modes de travail, l’individu voit ses activités professionnelles et personnelles se superposer. Sa vie quotidienne n’est autre que celle d’une unité de production de données diverses participant d’un travail constant et, en quelque sorte insensible.

L’exposition «La fin du travail», organisée autour d’une pièce conçue par Stéphane Degoutin et Gwenola Wagon de l’Institut Néoténie, se présente comme une critique de cette même évolution d’ensemble.

Sous forme d’une installation vidéo avec de multiples écrans, «La fin du travail» s’emploie à dresser un inventaire des attitudes individuelles face à ces transformations parfois radicales. Ainsi peut-on voir différentes pratiques individuelles se développer qui son autant de réactions face aux mutations en cours. Ces attitudes peuvent être ouvertement hostiles, comme le sabotage, ou faire appel à une certaine inventivité pour déjouer les dispositifs de travail mis en place. Un individu peut alors adhérer au désormais célèbre principe de Peter selon lequel tout employé tend à atteindre son niveau d’incompétence dans une organisation donnée. De même, il est possible de choisir le retrait ou détourner la finalité économique du travail fourni à son propre compte, selon l’exemple classique du travail au noir. Enfin, le simple refus affirmé du travail peut être aussi envisagé.

Source : Gwenola Wagon et Stéphane Degoutin | http://www.paris-art.com/

Vignette de l’aricle : Crédits photo Gwenola Wagon et Stéphane Degoutin

Pertinence et intérêt de l’article selon designer.s !

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