Accueil » Revue de presse » Le design, un ingrédient essentiel aux start-up pour lever des fonds ?

Le design, un ingrédient essentiel aux start-up pour lever des fonds ?

Une étude du fonds de capital-risque californien NEA s’est intéressée à l’importance du design dans les start-up américaines. Repérée par Le Blog du modérateur, elle démontre l’importance que le design représente pour les start-up. Pas sûr que les investisseurs hexagonaux en soit conscient.

La place du design dans une start-up devient-elle un critère de sélection pour les investisseurs ? En Californie, sûrement. Du moins pour le fonds d’investissement NEA, qui a publié l’étude « The Future of Design in start-Ups », réalisé à partir des réponses de 400 entreprises dont 302 financées par du capital-risque (29% de la Bay Aera, 22% de New York, 12% en Europe), à une enquête menée en aout 2016. « Nous pensons que le design comme discipline est un ingrédient essentiel pour créer des produits et entreprises à succès », écrivent Albert Lee et Dayna Grayson, les deux partner NEA responsables de l’étude. Une intuition, qu’ils ont voulu vérifier.

Une intuition vérifiée

Car si le poids du design dans le succès d’entreprises comme AirBnB n’est plus à démontrer, il existait peu de donner pour évaluer l’impact du design sur le succès d’une start-up. C’est chose faite. Mais comme toujours il faut bien prendre le recul nécessaire sur les résultats en s’interrogeant sur les motivations des répondants à répondre à l’étude. En effet, si pour 87 % d’entre eux, le design est important voire très important, 31 % des répondants ont un designer parmi les fondateurs de l’entreprise ! Et parmi celle pour qui le design est très important 24 % ont soit un fondateur designer soit plus de 5 designers dans leur équipe. Forcément le sujet les intéresse.

L’étude identifie ensuite trois types d’entreprises : les design centric 302 sur 400), qui croient au deisgn ; les design commited (96/400) qui ont soit un fondateur designer soit 5 designers dans l’équipe ; et les design mature, qui ont au moins 20 designers et levé plus de 20 millions de dollars. Enfin parmi les répondants, 8 licornes, ces entreprises valorisées à plus d’un milliard de dollars. Pour ces dernières, 75 % pensent que le design à augmenter leurs ventes (61 % pour les centric), pour 88 % il les aide à retenir les clients et leur engagement et 75 % à accélérer le cycle des produits (44 pour les centric). Logiquement, 88 % de ces licornes pensent qu’il est important d’avoir une équipe de design intégrée (56 % pour les design centric). Mais surtout 100 % pensent qu’elle doit avoir un rôle transverse (73 % pour les design centric).

L’ingrédient du succès des licornes

Le design serait aussi un facteur de valorisation pour 50 % des design mature et 75 % des licornes. Du coup, toutes les entreprises déclarent envisager d’augmenter le nombre de designer dans leur équipe. 75 % des répondants pensent toute que le bon ratio est d’un designer pour cinq ingénieurs alors que la moyenne des répondants est plutôt de 1 pour 10 mais de 1 designer pour 4 Product managers. Reste à trouver les talents. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce sont plus les designers produits qui sont recherchés que les designers UX. À défaut, les entreprises ont recours à des agences ou des freelance.

Les auteurs de l’étude la ponctuent en incitant les start-up à miser sur le design et à embaucher un designer le plus tôt possible. Apparemment, un très bon conseil.

Auteure : Aurélie BARBAUX pour https://www.industrie-techno.com/