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Quand le design confine au merveilleux (i)

Le musée d’Art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole clôt la saison du 30e anniversaire par une suite de cinq expositions.

Design et merveilleux

L’exposition « Design et merveilleux », vient en contrepoint de l’exposition présentée depuis le mois de juin à la Cité du design sous le titre « L’ornement est un crime », laquelle fait la part belle aux mouvements du modernisme et du fonctionnalisme qui, dans une quête de pureté dans les formes, ont rejeté toutes formes d’ornement, identifiés comme superflus.

 

 … Ceci est un article de Daniel Brignon pour l’Essor

 

L’exposition « Design et merveilleux » prend le relais de cette tendance qui a marqué le design au XXe siècle et s’intéresse à la résurgence de l’ornement dans le mobilier à partir des années 1980, singulièrement inspiré de la nature. Cette tendance sera amplifiée par le recours des designers à la conception numérique et plus tard à la fabrication additive. Coproduite par le Mamc et le musée national d’Art moderne Centre Pompidou, l’exposition s’ouvre sur les créations d’Andrea Branzi, Benjamin Graindorge et son Fallen tree, un banc constitué d’un plateau de chêne prolongé de branches brutes servant de piétement, qui introduisent des motifs naturels dans la structure même de l’objet. « L’ornement n’est plus un supplément mais consubstantiel à l’objet », commente Marie-Ange Brayer, co-commissaire de l’exposition. Dans une deuxième phase de l’exposition, la nature est copiée dans ses processus biologiques, de fragmentation des formes, en figures fractales, à la manière des nids d’abeilles composés de cellules répétitives. Un autre élan est donné aux formes avec l’arabesque, saisie aussi dans une inspiration de formes naturelles poussées jusqu’au rococo avec ce radiateur de Joris Laaman, où le décoratif le dispute au fonctionnel. Avec les technologies numériques, d’abord dans le prototypage informatique, et bientôt la fabrication additive ou impression 3 D, les formes s’affranchissent des contraintes de la fabrication pour composer des structures en treillis ou maillages transparents, confinant au merveilleux.

Exposition à voir du 1er décembre 2018 au 21 avril 2019

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Vignette de l’article : Daniel Brignon – Le design complexifie les formes à partir de 1980 en s’inspirant de la nature

 

Cet article a été sélectionné par designer.s dans le cadre de sa veille éditoriale et intégré à sa revue de presse européenne francophone !

Pertinence et intérêt de l’article selon designer.s :

***** Exceptionnel, pépite
**** Très intéressant et/ou focus
*** Intéressant
** Faible, approximatif
* Mauvais, très critiquable
(i) . Informatif